mercredi 31 juillet 2013

Le chat, un animal indépendant ? Pas forcément !


Le chat est, contrairement aux idées reçues, un animal qui a besoin de son maître pour s'épanouir totalement. Alors bien sur, il faut tout de même préciser qu'entre un chien, et un chat, il y a souvent quelques différences notables. Pourtant, certains chats sont très demandeurs de la présence de leurs humains de compagnie, alors si vous optez pour le félin pour la simple raison d'une indépendance déclarée, méfiez vous des apparences ! 

Les câlins !

Il y a une évidence que tous les chats vous expliqueraient, s'ils avaient la parole, c'est que les câlins ne se font pas tout seul. Alors, certes, ils savent très bien se frotter d'eux même sur divers objets, voir même à vos jambes, mais n'y voyez pas là une façon de "s'auto-câliner", car il n'en rien. En bref, si vous imaginez que le chat se contente de lui même, c'est une grave erreur. Alors, tenez le vous pour dit, si votre chat vous réclame, soyez présents ! Mais ne vous attendez, toutefois, pas à devenir le seul maître du temps que vous lui accorderez. En effet, le chat, à défaut de proposer, décide, c'est donc à vous de disposer. 

Vous noterez donc par là que c'est quand il veut, s'il veut. Forcer un chat à faire un câlin alors qu'il n'en a clairement pas envie est, là aussi, une grave erreur. Il se pourrait qu'au lieu de le rendre affectueux, vous le poussiez à vous éviter. Laissez le venir chercher son câlin de lui même, il saura se faire comprendre. A noter tout de même que certains chats, comme Marlée(dont le passé reste obscur), préfèrent que l'on viennent à leur rencontre, mais là encore, vous le constaterez assez vite grâce à ce que j'appelle le "ronronmètre", qui n'est autre qu'un outil indispensable pour comprendre que votre chat est totalement open à recevoir votre délicatesse sur son pelage. (Précisons tout de même que le ronronnement n'est pas toujours signe de plaisir, mais ça, je vous en parlerais à un autre moment plus opportun). 


Le jeu ! 


Chacun le sait, les chats peuvent être de grands joueurs, au moins autant que de grands glandeurs(si l'on veut parler en toute objectivité). Mais attention, chez certains chats, visiblement pépères, se cachent en fait un désir profond de jouer, oui, mais pas seul ! Sachez que comme nous, le chat a un caractère qui lui est propre. Aussi, on peut considérer qu'il y a presque autant de caractères, que de félins(bon, en forçant un peu le trait, mais c'est pas loin quand même). Si certains de nos compagnons à quatre pattes se suffisent en matière de jeu, il est, pour d'autres, plus difficile de se "déchaîner", sans une petite motivation première. 

C'est ainsi que vous pourrez découvrir, chez votre chat, un second visage, parfois insoupçonné. A savoir également que le chat prend ses habitudes avec sa manière d'être éduqué. Comprenez par là que si vous n'avez jamais habitué votre chat à jouer avec vous, deux options s'offrent à lui. Soit il délaissera le jeu pour devenir une grosse mémère ou un gros pépère(suffisamment mou pour qu'il ne leur manque plus qu'une paire de pantoufles devant la télé), ou, à défaut, il apprendra à s'amuser tout seul. Mais, dans les deux cas, vous pourrez constater qu'un peu d'interaction avec lui ne pourra que profiter à votre relation, et à son bien être. 

Jouer avec son chat, c'est, tout d'abord, un très bon moyen de lui permettre d'avoir une activité physique, afin qu'il n'amasse pas trop de kilos(surtout s'il est stérilisé). Bon ok, eux peuvent se contenter de quelques minutes de baballes ou de lasers, alors que nous, nous devons suer sur des machines, mais que voulez vous, il y a des injustices partout. Donc, pour entretenir le galbe parfait de votre minou, apprenez à jouer, soyez foufou, et initiez vous à l’intérêt que peut vous procurer le fait de lancer une baballe à votre matou(et parfois à aller la rechercher, quand elle s'égare un peu trop loin). 
Au delà de sa taille mannequin, vous développerez des moments précieux avec votre chat, ce qui vous permettra de mieux vous comprendre, vous connaître, et surtout, vous apprécier. Voyez ça comme une vie de couple, partagez ses passions, et soyez assuré qu'il vous le rendra. Pour le chat, l'instant jeu avec son maître est une sorte de moment privilégié. Apprenez donc à le voir de la même façon, et vous verrez qu'il est très agréable de partager ce moment, au moins autant que d'envoyer un bâton à son toutou pour qu'ils vous le ramènent(sauf que dans le cas du chat, il n'y a que les plus chanceux qui ont la chance de ne pas aller rechercher sa pseudo-proie). 

Les peurs !

Là encore, on imagine difficilement tout ce qui peut faire trembler, de l'intérieur, nos petites frimousses. Si le chat peut paraître assez courageux, il n'est pas pour autant très téméraire, il faut le reconnaître. Et dans ces cas là, il faut parfois redoubler d'efforts pour l'aider à surmonter l'une de ses angoisses. 

L'origine de ses peurs ? Elles peuvent être multiples. Passant de tout, à rien. Je vais vous donner deux exemples, un plutôt ancien, et un autre, beaucoup plus récent. Le premier a frappé Biberon, du jour au lendemain, sans prévenir. Un jour, alors que nous avions la joie de s'être acheté un oreiller relaxant pour la nuque, Biberon a découvert, avec horreur, ce nouvel objet trônant sur SON canapé. Le drame a alors commencé. Objet non volant, mais pas pour autant identifié, il ne lui a pas fallu plus d'une minute pour dresser son pelage au possible, et marcher tel un crabe égaré sur une plage. Consciente du caractère atypique de Biberon, je ne me suis, dans un premier temps, absolument pas inquiétée de sa réaction. Mais, au bout de quelques jours, alors que j'ai pu constater qu'il n'approchait plus le canapé sans se mettre dans tous ses états, j'ai compris qu'un réel problème l'avait foudroyé. Il avait peur de ce coussin. 

Soit, j'aurais pu simplement m'en débarrasser, pour son plus grand bonheur, et en dépit de ma nuque, mais je ne l'ai pas fait. J'ai tenté de lui faire comprendre qu'il n'y avait aucun danger, et mine de rien, ça a presque failli marcher. Chaque jour, je le prenais pour le déposer sur le canapé, aux côtés du méchant coussin perturbateur. Les premiers jours, il redescendait plus vite que l'ombre de Lucky Luke, mais ensuite, le miracle s'est produit. Il a fini par accepter de s'allonger non loin de l'objet, sans pour autant se montrer rassuré. L'histoire ne nous dira jamais s'il aurait fini par s'y faire, car un malencontreux incident à détruit le coussin en question. Ceci dit, je soupçonne clairement Biberon d'avoir comploté pour amener à bien l'extinction de la race des coussins repose nuque, mais ça, c'est un autre débat ! 

Second exemple, beaucoup plus récent celui ci, et avec un autre personnage, Marlée ! Petite, mais franchement pas trouillarde, nous lui avons acheté un tapis spécial pour sortir de sa litière(le massage des coussinets pour retirer les cailloux, c'est un luxe de chat), il y a quelques mois. Tout se passait très bien, sans problème apparent. Pourtant, sans prévenir, alors que je lavais ce tapis dans la douche(oui, parce qu'il est en caoutchouc), Marlée a vu l'objet au loin. Soudain, branle-bas de combat, la guerre était déclarée. A tel point qu'une fois posé pour sécher, elle nous a offert un triple saltos digne des plus grands sportifs. 
Dans le doute, je n'ai pas osé remettre le tapis de suite devant sa litière, et nous avons commencé la même "opération (re)séduction" que pour le regretté coussin nuque de Biberon. En fin de compte, et après quelques jours, Marlée a totalement oublié son litige avec l'objet, et a totalement fait la paix avec sa descente de litière. Tout est bien qui fini bien. Mais, vous pouvez le constater, le chat et ses peurs ont besoin de vous, pour lui montrer la voie de l'apaisement, dans certains cas.

Je vous donnerai, dans l'avenir, d'autres éléments de preuves afin de vous démontrer que le chat a considérablement besoin de votre présence !

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